Du hasard à la vocation, Mylène Gareau incarne une psychoéducation de proximité, authentique et humaine. Après un retour aux études marqué par le courage et l’engagement familial, elle a trouvé au Groupe Évie un milieu qui lui permet d’intervenir là où ça compte : dans le quotidien des gens. Dix ans plus tard, elle continue de transformer des vies, une rencontre à la fois, portée par une philosophie d’adaptation, de respect et de confiance.
Du hasard à la vocation : comment Mylène a découvert le Groupe Évie
Le parcours de Mylène Gareau vers la psychoéducation n’était pas tracé d’avance. Après 15 ans comme éducatrice à la petite enfance, elle a pris la décision audacieuse de retourner à l’université. En 2015, fraîchement diplômée de sa maîtrise et sans emploi, elle se lance dans une recherche qui manque de sens : « J’envoyais des CV sans vraiment sentir que ces postes correspondaient à ce que je recherchais », confie-t-elle avec franchise.
C’est un heureux hasard qui change tout : une offre du Groupe Évie, alors appelé Consultants en réadaptation du Québec, et un appel à une ancienne collègue d’université. Celle-ci lui parle d’un milieu où l’on travaille en collaboration avec la clientèle, dans un véritable vécu éducatif partagé.
Une semaine plus tard, Mylène passe une entrevue. Dix ans après, elle y est toujours.
Ce qui aurait pu n’être qu’un emploi de transition est devenu une vocation, preuve que les meilleurs chemins professionnels ne sont pas toujours les plus planifiés.

Sortir du cadre : la quête d’une pratique authentique
Ce qui a immédiatement séduit Mylène au Groupe Évie, c’est la liberté d’intervenir autrement. Contrairement aux postes traditionnels de 8 h à 17 h, confinés à un bureau, cette approche lui permettait d’aller directement dans le milieu de vie des clients.
« J’ai besoin de flexibilité, j’aime quand les choses ne sont pas trop rigides », explique-t-elle. Lors de son entrevue avec Jean-Pierre, elle avait d’ailleurs affirmé : « Une de mes qualités, c’est que j’aime penser et intervenir en dehors de la boite » Sa réponse ? « Tu vas vraiment être bien servie. »
Cette philosophie résonne particulièrement chez Mylène, qui avait déjà décliné un poste dans le réseau de la santé malgré une offre immédiate, car le cadre ne correspondait pas à sa vision de la psychoéducation.
Inspirée par l’idéal du vécu éducatif partagé découvert à l’université, elle a trouvé au Groupe Évie un équilibre rare : un cadre professionnel solide, et une liberté d’adapter ses interventions aux besoins uniques de chaque client. Une richesse qu’elle résume ainsi : « C’est en étant avec les clients, dans leur réalité, qu’on réalise toute la richesse de cette approche ».

Le défi du retour aux études : un investissement familial
Retourner à l’université à un âge plus avancé, avec une famille à charge, représente un défi considérable. Pour Mylène, ce n’était pas une décision individuelle, mais un véritable projet familial.
« Ça a été une décision familiale. Ça impliquait beaucoup de choses, ça incluait quand même un salaire en moins », reconnaît-elle. « Toute ma famille et mes proches ont été présents et aidants dans cette aventure, je n’aurais pas pu y arriver sans eux »!
Son père, travailleur social passionné, lui a transmis une leçon précieuse : faire un métier qui garde son sens et son humanité. Cette image l’a guidée dans son choix : « Je voulais parler de ma profession avec passion comme lui et sentir que mon travail fait du sens ».
Les quatre années d’études n’ont pas été faciles. Mylène se souvient de nuits blanches, se couchant à 4h du matin pour terminer ses travaux avant de se lever à 6h avec ses jeunes enfants. « J’étais brûlée, avec du recul, je ne sais pas comment j’ai fait. Mais cet investissement en valait la peine. »
Aujourd’hui, elle peut affirmer avec conviction : « Ce fut une excellente décision. C’est motivant de se lever le matin en se disant qu’on adore son travail et que notre métier fait une réelle différence pour les gens. »
L’intervention de proximité : une approche qui fait la différence
Ce qui distingue le Groupe Évie, c’est son approche unique : aller à la rencontre des clients dans leur milieu de vie. Pour Mylène, cette réalité est synonyme de diversité, de richesse et d’authenticité.
« Il n’y a pas une journée qui se ressemble », affirme-t-elle avec enthousiasme. « Je peux aller chez les gens, rencontrer leur famille, flatter le chat qui grimpe sur mon iPad, accompagner un client dans son milieu de travail, prendre un café au restaurant ou aider à rentrer des bûches de bois. Les possibilités sont infinies; je m’adapte selon leurs besoins et les objectifs prévus. Je me sens privilégiée que les clients me permettent d’entrer dans leur univers ».
Cette variété n’est pas qu’un avantage pour la psychoéducatrice : elle est au cœur de l’efficacité de l’intervention. Observer les clients dans leur contexte réel permet de saisir des enjeux invisibles dans un cadre clinique traditionnel.
Chaque matin apporte son lot d’inconnu : un appel à un nouveau client, un trajet sur un chemin de campagne, une porte qui s’ouvre sur une nouvelle réalité. « Ça ne me fait pas peur, au contraire, c’est ce qui m’inspire profondément. C’est ce qui me motive. », confie-t-elle.
Cette approche exige courage et adaptabilité, mais elle crée une connexion authentique avec les clients — fondement de toute intervention réussie.
Partager son expertise au-delà du terrain
Mylène ne se limite pas à ses interventions auprès des clients : elle contribue aussi à faire rayonner la psychoéducation dans la communauté professionnelle. Elle a participé à la rédaction d’un chapitre du livre L’ABC de la psychoéducation, consacré aux interventions auprès des personnes accidentées de la route. Ce projet, réalisé en collaboration avec Mélanie Samuel, ancienne collègue du Groupe Évie, visait à mieux faire connaître des nouvelles avenues d’interventions et à illustrer une partie de la philosophie d’intervention qui distingue l’organisation.
« Un projet complètement fou, mais tellement enrichissant », résume-t-elle avec enthousiasme. Cette expérience lui a permis de mettre en lumière la créativité et l’adaptabilité qui caractérisent la psychoéducation de proximité, tout en contribuant à la reconnaissance de la profession.
L’humilité face à la reconnaissance
Accompagner des personnes en détresse psychologique est un travail exigeant qui nécessite un solide filet de sécurité.
Pour Mylène, ce soutien se trouve au cœur du Groupe Évie. Elle se souvient des conseils de sa directrice à ses débuts. Cette intervention lui a appris un principe fondamental : l’autodétermination du client.
« Tu as un rôle à jouer pour les accompagner, mais la personne aussi doit se mobiliser », résume-t-elle.
Au-delà de la direction, c’est toute l’équipe qui veille les uns sur les autres. Les communautés de pratiques, le soutien clinique offert et la présence des collègues font partie du filet de sécurité. « Que ce soit pour ventiler sur une intervention plus difficile, demander conseil, pour se faire un petit coucou ou même pour partager des bons coups, tout le monde est là pour se soutenir », dit-elle. Cette culture de soutien mutuel n’est pas un luxe, mais une nécessité dans un métier où l’on accompagne des gens en souffrance. Pour Mylène, ses collègues sont devenus des amis, autant sur le plan professionnel que personnel.
Lors d’un événement corporatif, Mylène reçoit une nomination qui la touche profondément, mais la met aussi mal à l’aise. « C’est une grosse vague d’amour », confie-t-elle. « Mais je ne pense pas que je mérite un prix pour autant et pas plus que mes autres collègues. » Pour elle, prendre des nouvelles, organiser des activités, s’assurer que tout le monde va bien, faire son travail, accompagner ses collègues en soutien clinique, ce n’est pas extraordinaire : « C’est juste moi, ça fait partie de qui je suis. »
Cette humilité s’étend à sa vision du travail d’équipe : « Tout le monde dans l’entreprise mériterait une partie de ce prix-là. On fait tous un travail incroyable. » Loin d’être une faiblesse, cette modestie témoigne d’une conscience aiguë de l’interdépendance au sein de l’équipe.

L’adaptation : le maître-mot de la psychoéducation
Si un seul mot devait résumer la philosophie de Mylène, ce serait sans conteste : adaptation.
Adaptation au milieu de vie unique de chaque client. Adaptation aux imprévus quotidiens. Adaptation aux contraintes imposées par la pandémie. Adaptation de son vocabulaire, de son habillement, aux besoins différents de ses clients, de ses interventions selon la personne devant elle.
« Mon travail, c’est de m’adapter à la personne qui est là devant moi. », résume-t-elle simplement.
Cette capacité d’adaptation ne signifie pas l’absence de structure. Au contraire, elle s’appuie sur un cadre psychoéducatif et déontologique solide. Mais à l’intérieur de ce cadre, tout est possible.
Mylène adapte le niveau de défi proposé aux clients pour atteindre un déséquilibre dynamique: assez important pour favoriser la croissance et l’évolution, mais pas trop au point de provoquer une démotivation et du découragement. « Si on demande aux gens de faire des choses qui sont trop difficiles, qui les amènent dans un déséquilibre inhibant, on vient de les perdre et de créer un découragement On veut s’assurer que nos interventions et les activités proposées sont stimulantes et adaptées aux capacités de l’individu.»
Cette flexibilité s’étend aussi à sa vision de l’avenir. Elle voit le Groupe Évie continuer à croître et la psychoéducation gagner en reconnaissance. « J’espère que la psychoéducation va continuer à gagner en notoriété, qu’il va y avoir plus de professionnels qui vont nous connaître, de médecins qui vont nous référer, que les psychoéducateurs vont continuer à faire connaitre notre magnifique profession »
Après dix ans de carrière, Mylène peut affirmer avec fierté : « Je me reconnais beaucoup plus dans ce que je fais présentement, dans ma profession actuelle. » Son parcours, de l’éducatrice à la petite enfance cherchant un nouveau défi à la psychoéducatrice épanouie, illustre parfaitement que les meilleures décisions professionnelles sont souvent celles qui nous demandent de sortir de notre zone de confort.
Et chaque jour, en prenant la route vers un nouveau client, elle continue d’incarner cette philosophie d’adaptation, d’authenticité, de respect et de courage qui définit la psychoéducation de proximité.
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